À propos
Après The End Of The Fucking World, manifeste brut et instinctif, puis Morning Mister Protocol, plongée fiévreuse dans un chaos où se mêlent paillettes et friction, EDGES a progressivement façonné un langage qui lui est propre. Un territoire sonore où l’improvisation jazz se heurte à l’énergie du rock et à la nervosité du punk, dans une tension constante entre maîtrise et débordement.
Avec nonchalance et une ironie mordante, le groupe trace depuis ses débuts une critique acérée de la société contemporaine — sans jamais s’enfermer dans une case. EDGES n’est ni jazz, ni rock, ni punk, ni pop : c’est un flux, une matière vivante, une expérience qui se comprend autant qu’elle se ressent, surtout sur scène.
Aujourd’hui, avec 404: Bug Not Found, EDGES pousse encore plus loin cette exploration.
Ce nouvel EP agit comme un diagnostic sans appel : celui d’un monde qui continue d’afficher des messages de normalité alors que le système est déjà en panne. En empruntant au vocabulaire informatique, le groupe détourne l’erreur “404” pour en faire une métaphore globale — celle d’une société traversée de dysfonctionnements invisibles, de bugs systémiques, de vérités corrompues.
Ici, le problème n’est pas seulement technique : il est structurel. On cherche la faille, mais elle reste introuvable. Peut-être parce qu’elle est partout. Peut-être parce qu’elle est devenue la norme.
Musicalement, EDGES épouse cette instabilité. L’organique y côtoie le tranchant, le chaos surgit puis se resserre dans une précision presque clinique. Les morceaux avancent comme des lignes de code sous tension, oscillant entre perte de contrôle et lucidité brutale — à l’image d’un présent qui vacille.
Dans un monde qui glisse, où la peur, les armes et les logiques de contrôle prennent le pas sur la culture et la nuance, 404: Bug Not Found ne propose pas de solution. Il observe. Il encaisse. Il expose.
Et pendant que tout clignote en rouge, EDGES continue de jouer.
Guillaume Vierset – guitare
Camille-Alban Spreng – piano
Matteo Mazzù – basse
Teun Verbruggen – batterie
À propos
Après The End Of The Fucking World, manifeste brut et instinctif, puis Morning Mister Protocol, plongée fiévreuse dans un chaos où se mêlent paillettes et friction, EDGES a progressivement façonné un langage qui lui est propre. Un territoire sonore où l’improvisation jazz se heurte à l’énergie du rock et à la nervosité du punk, dans une tension constante entre maîtrise et débordement.
Avec nonchalance et une ironie mordante, le groupe trace depuis ses débuts une critique acérée de la société contemporaine — sans jamais s’enfermer dans une case. EDGES n’est ni jazz, ni rock, ni punk, ni pop : c’est un flux, une matière vivante, une expérience qui se comprend autant qu’elle se ressent, surtout sur scène.
Aujourd’hui, avec 404: Bug Not Found, EDGES pousse encore plus loin cette exploration.
Ce nouvel EP agit comme un diagnostic sans appel : celui d’un monde qui continue d’afficher des messages de normalité alors que le système est déjà en panne. En empruntant au vocabulaire informatique, le groupe détourne l’erreur “404” pour en faire une métaphore globale — celle d’une société traversée de dysfonctionnements invisibles, de bugs systémiques, de vérités corrompues.
Ici, le problème n’est pas seulement technique : il est structurel. On cherche la faille, mais elle reste introuvable. Peut-être parce qu’elle est partout. Peut-être parce qu’elle est devenue la norme.
Musicalement, EDGES épouse cette instabilité. L’organique y côtoie le tranchant, le chaos surgit puis se resserre dans une précision presque clinique. Les morceaux avancent comme des lignes de code sous tension, oscillant entre perte de contrôle et lucidité brutale — à l’image d’un présent qui vacille.
Dans un monde qui glisse, où la peur, les armes et les logiques de contrôle prennent le pas sur la culture et la nuance, 404: Bug Not Found ne propose pas de solution. Il observe. Il encaisse. Il expose.
Et pendant que tout clignote en rouge, EDGES continue de jouer.
Guillaume Vierset – guitare
Camille-Alban Spreng – piano
Matteo Mazzù – basse
Teun Verbruggen – batterie